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Conseil européen: le casse-tête de l’attribution des hauts postes

29.08.2014 par La Rédaction

Entretien avec Pascal Fontaine, spécialiste des institutions européennes et professeur à Sciences Po. Il est notamment l’auteur de « L’Union européenne : Histoire, institutions, politiques » (Seuil, 2012).

Samedi 30 août, lors d’une réunion extraordinaire du Conseil européen, les Vingt-Huit devraient nommer les nouveaux président du Conseil européen et chef de la diplomatie de l’UE. L’équation est particulièrement complexe. L’attribution de ces deux postes répond à des équilibres droite-gauche, nord-sud/est-ouest, mais aussi hommes-femmes.

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Qui pour remplacer Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen ? (Photo: Shutterstock.com)

JOL Press : Quels sont les enjeux de ce Conseil européen ?
 

Pascal Fontaine : Le 16 juillet, les dirigeants européens n’étaient pas parvenus à s’entendre sur les nominations à la tête des principaux postes de l’exécutif européen. Samedi 30 août, les Vingt-Huit vont de nouveau plancher sur l’identité des personnes qui occuperont les postes de président du Conseil européen, en remplacement de Herman Van Rompuy, et de Haut représentant pour les affaires extérieures, à la place de Catherine Ashton.

Les chefs d’Etat et de gouvernement devraient aussi discuter du conflit en Ukraine, ainsi que de la situation en Irak et en Syrie, où les djihadistes de l’Etat islamique poursuivent leur avancée.

JOL Press : Les contours du futur exécutif européen commencent-ils à se dessiner ? 
 

Pascal Fontaine : C’est encore très confus. L’équation est extrêmement complexe. La gauche (PSE) a monnayé son soutien à Jean-Claude Juncker (PPE) à la tête de la Commission européenne contre la présidence du Parlement (le socialiste Martin Schulz a été réélu à ce poste le 1er juillet). Tous les postes importants sont distribués en fonction d’équilibres droite-gauche, nord-sud/est-ouest et hommes-femmes. C’est un vrai casse-tête chinois !

En outre, j’observe qu’on n’a jamais prêté autant d’attention – au niveau national comme au niveau communautaire – à la composition du futur exécutif européen. Cela montre à quel point les compétences de l’UE ont augmenté au fil du temps. Qu’on en juge, par exemple, par le Pacte de stabilité et de croissance ou par les mesures prises dans le cadre de la gouvernance économique de la zone euro. Incontestablement, le rôle des institutions européennes progresse. 

JOL Press : Qui sont les candidats pressentis aux postes de président du Conseil européen et de chef de la diplomatie de l’UE ? 
 

Pascal Fontaine : Tout d’abord, il faut souligner que le président du Conseil européen est nommé à la majorité qualifiée par les Vingt-Huit, et que le chef de la diplomatie européenne – également vice-président de la Commission – est nommé à la majorité qualifiée par le Conseil européen, mais avec l’accord du président de la Commission.

Comme je l’indiquais plus tôt, les personnes nommées doivent faire consensus et respecter plusieurs équilibres. Ainsi, dans ce grand mercato européen, il faut aussi prendre en compte le poste de président de l’Eurogroupe, que la chancelière allemande, Angela Merkel, a promis au ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos (PPE).

La candidature de la ministre italienne des Affaires étrangères, Federica Mogherini, au poste de Haut représentant fait débat : plusieurs pays de l’est lui reprochent son indulgence à l’égard de la Russie en pleine crise ukrainienne. La Bulgare Kristalina Georgieva, l’actuelle commissaire à l’Aide humanitaire, et Radoslaw Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères, font également figure de candidats sérieux.

JOL Press : Quels sont les principaux points de blocage ? 
 

Pascal Fontaine : La principale difficulté pour Jean-Claude Juncker sera de respecter la parité hommes-femmes. Au vu des candidats proposés par les Etats membres, fin juillet, il n’y en aurait que quatre dans le futur collège des commissaires (l’Italienne Federica Mogherini, la Bulgare Kristalina Georgieva, la Suédoise Cecilia Malmström et la Tchèque Vera Jourova), contre neuf dans l’exécutif sortant. En comptant les pays qui n’ont pas encore donné de nom, comme la Belgique ou les Pays-Bas, on peut en espérer six, tout au plus.

Une solution pourrait être de nommer deux femmes à la présidence du Conseil européen et à la tête de la diplomatie de l’UE. Cela permettrait de compenser qualitativement l’absence de parité hommes-femmes dans le futur collège des commissaires.

Autre problème : le président de l’ALDE (libéraux), Guy Verhofstadt, a menacé de ne pas voter l’investiture de la nouvelle Commission si son groupe parlementaire n’obtenait pas un poste clé. 

JOL Press : Les dirigeants européens n’ont plus beaucoup de temps pour composer le futur exécutif européen…
 

Pascal Fontaine : Effectivement. Pour être investi, le collège des commissaires européens doit être soumis au Parlement. Les auditions – qui devraient durer trois semaines – débuteront normalement à la fin du mois de septembre. Le Parlement européen adoptera, ou rejettera, le nouveau collège en octobre. La Commission Barroso 2 doit être remplacée le 1er novembre. Le timing est donc assez serré, d’autant que les choses sont loin d’être réglées.

A l’issue de ce Conseil européen, je ne pense pas que les Vingt-Huit proposeront un « paquet ». Certains Etats mettent dans la balance le portefeuille qu’ils souhaitent décrocher au sein de la Commission, faisant ainsi monter les enchères. Or, Jean-Claude Juncker estime qu’il n’est pas possible d’arrêter la composition de la future Commission tant que les dirigeants européens n’ont pas convenu des successeurs d’Herman Van Rompuy et de Catherine Ashton.

Propos recueillis par Marie Slavicek pour JOL Press

La Rédaction


Catherine Ashton Conseil européen Europe Federica Mogherini Herman Van Rompuy Jean-Claude Juncker Union européenne
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