• À propos
  • L’équipe
  • Contact
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
La Revue Internationale
  • UNION EUROPÉENNE
  • RUSSIE
  • AMÉRIQUES
  • ASIE
  • AFRIQUE
  • MOYEN-ORIENT
  • LE MONDE DE DEMAIN
Idées

Centrales nucléaires d’EDF au Royaume-Uni : quels enjeux?

23.09.2014 par La Rédaction
La Commission européenne devrait donner son accord au projet de construction d’une centrale EPR d’EDF sur le site de Hinkley Point, au Royaume-Uni. Une exportation du savoir-faire français dans le domaine qui ne profite pas qu’au premier électricien du pays. 

Réorientation à l’international et prix garantis : peu de risques pour EDF

Le premier électricien de France devrait dans les trois semaines à venir obtenir le feu vert de la Commission européenne pour construire deux réacteurs nucléaires EPR de troisième génération au Royaume-Uni, sur le site de Hinkley Point. Un projet d’envergure qui représentera 19 milliards d’euros d’investissements d’EDF, mais aussi 7 % de la consommation électrique totale au Royaume-Uni. Loin d’être la première intention du groupe EDF à l’international, l’installation de ces deux centrales au Royaume-Uni viendra consolider la réorientation à l’international de la filière nucléaire française enclenchée par l’électricien depuis l’accident de Fukushima.
 
Alors que le parc français vieillit et que le nucléaire peut devenir un véritable gouffre financier, asseoir durablement le poids économique de la filière à l’international est une priorité pour toutes les entreprises du secteur, EDF en tête. D’autant que des contrats comme celui-ci ne présentent pas vraiment de risque pour l’électricien, une garantie sur le prix de revente de l’électricité sur les prochaines années lui ayant été accordée. EDF a entamé là un virage stratégique à l’heure où les investissements repartent dans le secteur, et l’électricien n’est pas le seul à en profiter.

Un moteur économique pour la France 

6000 recrutements par an, déjà 100 000 salariés en France et 160 000 dans le monde, 48 milliards d’euros d’investissements sur les 4 dernières années, dont 31 milliards à l’échelle nationale, etc. L’entreprise est en pleine croissance et permet à la France, 1re exportatrice d’électricité en Europe, de briller dans un domaine. Un succès dont il faut se réjouir et pas seulement pour des raisons de fierté nationale.
 
La filière est en effet un des points culminants de l’activité économique française. Créateur d’emplois, le nucléaire permet également la diminution des importations de combustibles fossiles à l’instar du pétrole ou du charbon et offre à la France une occasion de revendiquer un début d’indépendance énergétique. La réorientation à l’international de l’industrie nucléaire française a finalement un impact significatif sur la balance commerciale du pays, estimé à 25 milliards d’euros par an. Les exportations du secteur constituent un des plus importants postes bénéficiaires des échanges commerciaux du pays. La France a finalement tout à gagner à encourager la multiplication d’accords comme celui-ci et une nouvelle fois, EDF et l’Etat ne sont pas les seuls à s’en réjouir.

Une bonne nouvelle pour Henri Proglio ?

Un troisième nom vient s’ajouter à la liste des bénéficiaires de cette nouvelle : Henri Proglio. Cet accord de la Commission européenne et les chiffres en hausse de l’entreprise pourraient en effet faire pencher la balance en sa faveur alors que l’Etat doit choisir dans quelques jours s’il décide de le remplacer à la tête du premier électricien de France. Le mandat du PDG d’EDF, à ce poste depuis novembre 2009, prend en effet fin début octobre et ce sera au Conseil des ministres de lui choisir un successeur, ou pas. Celui qui souhaitait déjà à son arrivée à ce poste bâtir « une équipe de France du nucléaire » n’a apparemment pas envie de quitter son siège aussi rapidement et a déclaré souhaiter poursuivre sa mission.
 
Une mission qu’il n’est pas certainement pas le seul à vouloir continuer, sa place ayant rarement été aussi convoitée. Avec un chiffre d’affaires consolidé de 36 125 millions d’euros, le ratio d’endettement de l’entreprise n’a jamais été aussi bas depuis 5 ans et le cours de son action ne cesse de monter. De bons chiffres qui pourraient également s’avérer salvateurs pour la France alors même que la croissance du pays a été une nouvelle fois revue à la baisse début septembre.

La Rédaction


EDF Henri Proglio Royaume Uni
Tribune à la une
Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile

Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile
Hamid Enayat est un analyste, militant des droits de l’homme et opposant politique iranien basé en France. ...

Idées
lri-ipad

Newsletter

Pour vous abonner à la newsletter La Revue Internationale, remplissez le formulaire ci-dessous.

Xi Jinping en visite à Moscou

Xi Jinping en visite à Moscou

21.03.2023
En Continu
La CPI émet un mandat d’arrêt contre Poutine 

La CPI émet un mandat d’arrêt contre Poutine 

17.03.2023
En Continu
La princesse Leonor va faire son service

La princesse Leonor va faire son service

16.03.2023
En Continu
Moscou organiserait un «racisme d’État»

Moscou organiserait un «racisme d’État»

16.03.2023
En Continu
Sur le même sujet
Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile

Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile

19.05.2022
Idées

Hamid Enayat est un analyste, militant des droits de l’homme et opposant politique iranien basé en France.

Maigre bilan pour la Russie dans le Donbass

Maigre bilan pour la Russie dans le Donbass

18.05.2022
Grand Angle

Les déconvenues s’accumulent pour la Russie en Ukraine malgré un changement stratégique et une concentration de son offensive sur le Donbass

Le Kazakhstan s’engage sur la voie de réformes politiques radicales

Le Kazakhstan s’engage sur la voie de réformes politiques radicales

05.04.2022
Actualités

Par Eugène Berg, essayiste et diplomate français. Spécialiste de la Russie et professeur au Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS, Paris) Trois mois après l’épreuve qu’il a traversée, le Kazakhstan,

Chine et Russie : partenaires mais pas alliées

Chine et Russie : partenaires mais pas alliées

15.03.2022
Grand Angle

Derrière le soutien d’apparence de la Chine à la Russie il ne faut pas se méprendre : la priorité chinoise est bien de défendre ses intérêts.

Revue Internationale
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Grand Angle
  • Idées
  • En Continu
  • Union Européenne
  • Russie
  • Amériques
  • Asie
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • À propos
  • L’équipe
  • Contact
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
© 2017 La Revue Internationale. Tous droits réservés.
Scroll to top
Aller au contenu principal