Pour éviter d’inquiéter les futurs visiteurs, les autorités de Dubaï ont choisi de maîtriser la communication concernant la sécurité de l’aéroport international, dans un contexte de conflit au Moyen-Orient.

Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, les Émirats arabes unis sont devenus une zone sensible, exposée aux menaces de frappes iraniennes. Au départ, de nombreux influenceurs basés à Dubaï ont partagé des vidéos de leur quotidien dans cette ville afin d’illustrer leur situation.

Brusquement, l’un des destinations touristiques les plus sûres au monde a vu son image de sécurité remise en question, ce qui agace les responsables locaux qui redoutent une chute drastique des revenus liés au tourisme. Face à la prolifération de vidéos jugées alarmantes, les autorités ont décidé de réagir fermement.

Le procureur général des Émirats a souligné que la diffusion d’images non officielles « peut engendrer la panique et donner une fausse impression de la situation sécuritaire dans le pays ».

Éviter de susciter l’anxiété avec des images “non vérifiées”

La suite après cette vidéo

Le 8 mars dernier, les responsables de Dubaï ont officiellement interdit de filmer, photographier ou capturer des images à l’intérieur de l’aéroport international de Dubaï (DXB), sous peine de poursuites judiciaires.

Cette mesure fait suite à un incident qui s’est produit près du terminal A de l’aéroport. Un drone iranien de type Shahed-136 aurait été intercepté à basse altitude. Des images de cette interception, montrant un épais nuage de fumée, ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, notamment via Al Jazeera English.

Lire aussi :  Syrie : Frappes israéliennes meurtrières, 18 victimes confirmées

Les autorités de Dubaï ont reconnu qu’il s’agissait « d’un incident mineur causé par la chute de débris », tout en niant la survenance d’un quelconque événement grave. Cependant, une interruption temporaire des vols et une évacuation partielle des zones de circulation de l’aéroport ont été mises en place.

Les personnes ne respectant pas cette interdiction risquent des amendes pouvant atteindre 50 000 euros, des peines de prison, voire une expulsion du pays. L’interdiction s’applique également aux zones gérées par Emirates et Flydubai, même pour un usage personnel.