Fing ! Critique : Roald Dahl et E.T. se rencontrent dans une histoire touchante

Un esprit aventureux, agrémenté de généreux touches à la Spielberg, élève cette fable où Taika Waititi incarne un méchant excentrique.

Dans “Fing !”, l’œuvre fantaisiste de Jeffrey Walker, M. et Mme Christopher et Maureen Meek (Blake Harrison et Mia Wasikowska) portent indubitablement un nom de famille qui leur va à merveille. Ce couple de bibliothécaires timides, un peu geeks et d’une extrême douceur, se rencontre sous le regard méprisant de leur patron sévère et tombe rapidement amoureux. Ce qui suit est la vie agréable d’harmonie et de livres qu’ils construisent ensemble au cours d’un montage inspiré par le Pixar “Là-haut”, avec la petite Myrtle, bruyante et impétueuse, qui rejoint leur foyer plein d’amour très bientôt. Cependant, Myrtle prouve rapidement qu’elle n’est pas du tout, eh bien, douce…

Cof écrit par Kevin Cecil et David Walliams, auteur de livres pour enfants à succès (le créateur original de “Fing !”, qui fait face à des allégations de harcèlement récentes), l’histoire suit Myrtle (la formidable Iona Bell) alors qu’elle continue de devenir l’enfant la plus désagréable qui soit. En effet, elle ressemble en certains points à Dudley Dursley des livres “Harry Potter”, toujours à donner des ordres à ses parents pour obtenir plus, et éclatant en une colère assourdissante et bruyante lorsqu’elle ne reçoit pas ce qu’elle désire. Terrifiés par leur fille, les Meek parviennent généralement à trouver un moyen de satisfaire ses caprices pour la garder calme, ce qui devrait constituer une leçon urgente sur “comment ne pas élever un enfant”.

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Bien que de nombreux éléments fantastiques de “Fing !” lui donnent un air de classique intemporel pour enfants, semblable à une histoire de Roald Dahl, l’angle parental se révèle très moderne et rafraîchissant. En effet, les Meek semblent élever Myrtle selon un style de parentalité centré sur l’enfant du 21e siècle, où les comportements indésirables ne sont pas nécessairement confrontés et où les exigences des enfants occupent une place centrale, même lorsqu’elles sont déraisonnables. Pendant un temps, “Fing !” laisse entendre qu’elle pourrait engager cette question souvent parodique de manière critique, mais abandonne rapidement cette idée lorsque Fing, une boule de fourrure brune à un œil, aussi grande qu’un énorme doudou, entre en scène.

Au début, Fing est simplement un objet que la solitaire Myrtle exige comme cadeau (les sons similaires de fing et thing constituent une blague récurrente dans le film). Cette demande envoie M. Meek dans un long et pénible voyage, laissant Maureen et Myrtle à leurs propres moyens. Par miracle, M. Meek parvient à se procurer la bête, attirant l’attention convoitée du Vicomte (Taika Waititi dans le rôle d’un vilain irrésistiblement fou), un expert en animaux impitoyable et riche qui cherche à accroître son influence parmi les autres spécialistes de la nature avec son propre parc animalier. Mais même sa gouvernante de longue date, Nanny (Penelope Wilton), finit par se retourner contre lui durant sa quête colérique et avide d’exploiter l’innocent Fing pour son propre profit. Et personne ne pourrait réellement l’arrêter, sauf Myrtle et son nouvel ami Tyler (Sidhant Anand), un voisin doux et attentionné avec qui Myrtle commence à tisser une amitié, malgré son rejet impoli à son égard au départ.

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Les aventures de Fing, Myrtle et Tyler prennent rapidement une tournure aventurière à la Spielberg, où Fing ne cherche pas nécessairement à téléphoner chez lui, mais désire la vie à laquelle il appartient au lieu de celle que Myrtle peut lui offrir. Arborant une couleur de cheveux similaire et un tempérament volatile, les deux développent rapidement une connexion ressemblant à celle d’E.T. et d’Elliot, devenant inséparables d’une manière presque spirituelle. Leur lien est renforcé par la texture et les caractéristiques du monde qui les entoure, que le designer de production Matthew Putland habille de couches de détails fantastiques magnifiquement conçus (un peu à la Wes Anderson, et un peu comme “Le Jardin secret”), tout en gardant un pied fermement ancré dans la réalité des étagères poussiéreuses et des maisons suburbaines chaleureuses. Bien que le film semble parfois inutilement sombre, les émotions qu’il évoque restent lumineuses et légères. Dans les costumes illustrés par Amelia Gebler, l’ensemble du casting s’engage dans cet univers coloré rempli de touches étrangement attachantes.

S’il y a un problème majeur dans “Fing !”, c’est que l’arc narratif de Myrtle, qui la fait passer d’une enfant gâtée à une gamine responsable et raisonnable, ne semble pas entièrement convaincant. Si tout ce dont Myrtle avait besoin était un ami et un compagnon qui l’accepte telle qu’elle est, son changement de comportement ne se serait-il pas produit bien plus tôt, grâce à ses parents angéliques qui ne l’ont jamais réprimandée pour sa personnalité pourrie ? Mais même si cette question persiste en toile de fond, “Fing !” est un plaisir joyeux à vivre, surtout lorsqu’il intensifie ses références à “E.T.” autour d’enfants bienveillants avec des priorités pures contre des adultes insensibles qui ne les comprennent pas. C’est un récit à soutenir à tout âge.

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