• À propos
  • L’équipe
  • Contact
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
La Revue Internationale
  • UNION EUROPÉENNE
  • RUSSIE
  • AMÉRIQUES
  • ASIE
  • AFRIQUE
  • MOYEN-ORIENT
  • LE MONDE DE DEMAIN
Actualités

«Dernière carte syrienne: enflammer le Liban, décapiter les têtes»

23.10.2012 par La Rédaction

Un attentat et le Liban s’embrase de nouveau. Seule sur la scène internationale, la Syrie n’a plus d’autre solution que de semer le trouble parmi ses opposants. Ainsi, le régime de Bachar al-Assad s’attaque aux têtes libanaises dangereuses pour la survie de son régime. Désormais, c’est le Premier ministre, et derrière lui, tout le gouvernement libanais qui est en sursis. Pour Antoine Assaf, écrivain et philosophe franco-libanais, une nouvelle ère s’ouvre au Liban.

[image:1,l]

Au Liban, où les manifestants continuent de réclamer la démission du Premier ministre Najib Mikati, la tension créée par l’attentat contre le général Wissam al-Hassan est toujours vive.

La Syrie de Bachar al-Assad, abandonnée de tous et accusée d’être à l’origine de cet attentat, n’a plus d’autres issues désormais que de s’attaquer à ceux qui mettent sa survie en danger. C’est ainsi qu’est mort le général Wissam al-Hassan. Non pas seulement parce qu’il avait déjoué des complots mettant en cause la Syrie mais parce qu’il était un des soutiens les plus fervents de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, évincé du pouvoir il y a plusieurs mois et ennemi juré de la Syrie.

Pour Antoine Assaf, écrivain et philosophe franco-libanais, si le Liban était otage du conflit syrien, il commence à se libérer. Si le Premier ministre Najib Mikati pose sa démission, une nouvelle ère pourrait s’ouvrir, sans la Syrie.

Qui était vraiment le général al-Hassan dans la vie publique libanaise ?

Le général Wissam al-Hassan était le chef de la sécurité intérieure. Il était également sunnite et, bien que n’étant pas affilié à un parti politique, il était proche de Saad Hariri, ancien Premier ministre écarté du pouvoir, et fils de Rafiq Hariri, tué en 2005 à Beyrouth.

Récemment, Wissam al-Hassan s’était fait connaître en déjouant plusieurs complots syriens qui visaient le Liban et qui auraient affaibli l’opposition syrienne au Liban. Une de ses enquêtes avait notamment permis l’arrestation de l’ancien député et ministre Michel Samaha, proche de Bachar al-Assad.

En dehors de ces attentats déjoués, quelles sont véritablement les raisons de son assassinat ?

Le général Wissam al-Hassan représentait la mouvance de Saad Hariri au Liban, ce dernier, exilé, voudrait revenir au pouvoir après avoir été éjecté à la suite du vote de Walid Joumblatt, chef de la communauté druze, en faveur de Najib Mikati.

Les sunnites sont divisés entre pro et anti-syriens et le courant que représente Saad Hariri est clairement anti-syrien. Le général Wissam al-Hassan était celui qui pouvait permettre le retour de Saad Hariri au pouvoir. Lors de cet attentat, la Syrie a visé le général qui pouvait assurer la sécurité et le retour de Saad Hariri au pouvoir.

L’opposition au Liban tend à accuser le régime de Bachar al-Assad mais ce n’est actuellement pas formellement prouvé ?

Il y a réellement 95% de chances que la Syrie soit derrière cet attentat. Nous pouvons éventuellement laisser 5% de chances au doute.

La Syrie est aujourd’hui condamnée et il ne lui reste plus qu’une carte à jouer, celle de l’embrasement du Liban. Elle cherche ainsi à activer ses alliés. Bachar al-Assad cherche à éliminer les personnalités importantes qui se positionnent contre son régime, il joue actuellement ses dernières cartes : embraser le Liban, décapiter les têtes. C’est la nouvelle logique syrienne.

L’opposition au gouvernement de Najib Mikati appelle à sa démission. Pensez-vous que de nouveaux bouleversements politiques sont à attendre au Liban dans les jours et les semaines qui viennent ?

Le mouvement d’opposition se concentre désormais devant le Sérail (Palais ministériel), où de nombreux manifestants ont organisés un sit-in afin de demander la démission du Premier ministre.

Najib Mikati n’a pas la majorité au Parlement et l’opposition au pouvoir réclame également sa démission. Pour l’instant, Najib Mikati n’aurait pas présenté la démission de son gouvernement mais cela pourrait arriver. Dans ce cas, le président Michel Sleiman pourrait être amené à nommer de nouveau Saad Hariri au gouvernement. Mais la tendance actuelle de l’Europe et des Etats-Unis est d’assurer le calme et la sécurité du Liban. Des agents du FBI et des Etats-Unis enquêtent actuellement sur l’assassinat du général et agissent pour calmer la rue sunnite à Beyrouth avec l’armée libanaise.

Quelle serait alors la configuration du gouvernement libanais ?

Ce gouvernement pourrait ouvrir une nouvelle ère au Liban. Désormais, la Syrie est condamnée de toute part et Bachar al-Assad est définitivement persona non grata pour la communauté internationale. Le Liban est de plus en plus libre vis-à-vis de la Syrie grâce à cette condamnation quasiment unanime des autres pays.

Auparavant, une partie des Libanais condamnait le régime syrien mais la paix civile n’était pas menacée. Désormais, le risque d’embrasement au Liban est omniprésent.

Dans ce nouveau gouvernement, le Hezbollah pourrait également trouver sa place en négociant son non-désarmement, au prétexte que parmi les attentats déjoués par le général Wissam al-Hassan, certains étaient fomentés par des Israéliens.

Justement, le Hezbollah paraît bien discret dans ces évènements alors qu’il reste un des alliés très fidèles du régime de Bachar al-Assad. Comment expliquer ce silence ?

Comme beaucoup, le Hezbollah a compris que la Syrie de Bachar al-Assad n’avait plus d’avenir. Dans un de ses derniers discours, Hassan Nasrallah ne s’est pas positionné en faveur de l’envoi d’hommes en Syrie. Il a même affirmé que cet envoi ne serait pas dans l’intérêt du Liban. De la même manière, l’Iran commence à mesurer ses propos face à la Syrie. Mahmoud Ahmadinejad s’est notamment opposé publiquement à l’utilisation d’armes chimiques par Bachar al-Assad.

Ils ne sont pas les seuls, la Russie a également affirmé qu’elle soutenait la Syrie, avec ou sans Bachar al-Assad. La Russie se montre alliée fidèle du régime, mais elle le serait tout autant si un gouvernement de transition était mis en place.

> Retour au dossier : Un an passé en Syrie, et le chaos règne toujours

La Rédaction


Bachar al-Assad Chiites Général Hezbollah Liban Michel Sleiman Rafiq Hariri Saad Hariri Sunnites Syrie Wissam al-Hassan
Tribune à la une
Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile

Otages en Iran : ne nourrissez pas le crocodile
Hamid Enayat est un analyste, militant des droits de l’homme et opposant politique iranien basé en France. ...

Idées
lri-ipad

Newsletter

Pour vous abonner à la newsletter La Revue Internationale, remplissez le formulaire ci-dessous.

Nouveaux tirs de missiles nord-coréens

Nouveaux tirs de missiles nord-coréens

27.03.2023
En Continu
La population mondiale pourrait bientôt décroître

La population mondiale pourrait bientôt décroître

27.03.2023
En Continu
Discours de Biden à Ottawa

Discours de Biden à Ottawa

26.03.2023
En Continu
La visite de Charles III reportée 

La visite de Charles III reportée 

25.03.2023
En Continu
Sur le même sujet
<strong>La politique intérieure et extérieure du Kazakhstan : une opportunité pour renforcer les liens entre Paris et Astana</strong>

La politique intérieure et extérieure du Kazakhstan : une opportunité pour renforcer les liens entre Paris et Astana

22.12.2022
Actualités

Une fois de plus, cette année écoulée aura été riche en bouleversements politiques. L’année 2022 restera marquée au fer rouge par le conflit en Ukraine et ses secousses aux quatre

Flagrant délit de désinformation pour Moscou

Flagrant délit de désinformation pour Moscou

26.10.2022
Actualités

Mercredi 26 octobre, le gouvernement slovène a fait savoir que le gouvernement russe avait utilisé des photos de déchets slovènes, prétendant qu’il s’agissait de déchets ukrainiens, pour étayer sa thèse

L’attaque du pont de Kertch fragilise Poutine

L’attaque du pont de Kertch fragilise Poutine

09.10.2022
Actualités

Suite à l’attentat perpétré sur le pont de Crimée samedi matin ayant causé la mort de trois personnes et l’effondrement partiel de la structure, Vladimir Poutine a convoqué lundi 10

Humayoon Azizi, l’ambassadeur qui résiste aux talibans

Humayoon Azizi, l’ambassadeur qui résiste aux talibans

15.08.2022
Actualités

Depuis la chute du régime, l’ambassadeur d’Afghanistan à Paris, Humayoon Azizi, refuse de reconnaître les talibans, et continue d’exercer sa représentation diplomatique au nom de la République islamique d’Iran.  Réduction

Revue Internationale
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Grand Angle
  • Idées
  • En Continu
  • Union Européenne
  • Russie
  • Amériques
  • Asie
  • Afrique
  • Moyen-Orient
  • À propos
  • L’équipe
  • Contact
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
© 2017 La Revue Internationale. Tous droits réservés.
Scroll to top
Aller au contenu principal