Critique de ‘Wildcat’ : Kate Beckinsale brille dans un divertissant film de Guy Ritchie

James Nunn réalise une comédie criminelle à petit budget avec un scénario de rançon simple mais plutôt efficace, se déroulant dans un East London déchiré par des gangs brutaux.

Ada (Kate Beckinsale) est une mère célibataire vivant dans l’est de Londres avec sa charmante fille sourde, Charlotte (Isabelle Moxley). Cependant, elle cache un passé sombre, et dans « Wildcat », nous faisons sa connaissance non pas lors d’un trajet scolaire ou d’une réunion parents-professeurs, mais en pleine tentative de braquage de diamants de haute volée. Dans cette comédie criminelle passable, réalisée par James Nunn et écrite par Dominic Burns, elle est à la tête d’une petite équipe légèrement excentrique composée de son séduisant ex-américain Roman (Lewis Tan, star de « Mortal Kombat »), de Curtis (Bailey Patrick), un homme de confiance, et de son frère vulnérable Edward (Rasmus Hardiker), qui sera plus tard affectueusement, mais de manière inappropriée, surnommé Looney Tunes.

L’intrigue principale de « Wildcat » n’est pas particulièrement originale : un être cher est enlevé, et le héros doit accomplir une quête difficile pour le sauver, même si cela l’oblige à retourner dans une vie qu’il avait cherché à fuir. Les dynamiques familiales particulières ici ajoutent une touche d’originalité à ce schéma, bien que le projet global ne s’écarte jamais trop des règles établies du genre action-crime. Les décors sont généralement assez standards dans le contexte du milieu criminel britannique, bien qu’un peu de piment soit ajouté par une quête secondaire vers un bordel/club élaboré au goût BDSM, dirigé par une rivale séduisante nommée Cia (Mathilde Warnier), à un moment de la narration où l’on s’attendrait normalement à trouver un bar de strip-tease peu recommandable.

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L’immeuble dangereux de l’est londonien où tout cela est censé se dérouler, bien que convaincant dans son imagination, est entièrement fictif. Il n’existe pas de zones à Londres comprenant autant de biens immobiliers abandonnés ; en réalité, ce genre de territoire serait rapidement envahi par des camions de nourriture éphémères et des projets de réaménagement. On retrouve des échos de « The Warriors » dans le gang de rue qui rend la zone impraticable pour la police, tandis que les chefs de gang plus traditionnels, interprétés par Alice Krige et Charles Dance, ressemblent davantage à des archétypes du patrimoine gangster britannique. Dance, en particulier, mérite son statut de « et » dans les crédits, offrant une performance sinistre et patricienne donnée en peut-être une demi-journée de tournage dans un seul endroit. Quoi qu’il en soit, c’est toujours un plaisir de le voir.

Il convient également de mentionner Tom Bennett, qui se révèle très bon dans un rôle secondaire large en tant qu’ami accablé avec qui le gang se réfugie temporairement vers un tiers du film. Que ce soit en volant la vedette en tant que personnage bouffon (face à Beckinsale, soit dit en passant) dans l’adaptation de Jane Austen « Love & Friendship » de Whit Stillman, ou en ayant une période instable à chevaucher des dragons dans « House of the Dragon » de HBO, Bennett est toujours captivant à l’écran, méritant des rôles de caractère dans des projets cinématographiques de plus grande envergure. (Peut-être quelque chose dans la franchise « Knives Out » ?). Ici, il réussit à insuffler même des répliques jetables (« Si c’était une option, pourquoi ne l’as-tu pas fait il y a une demi-heure ? ») avec une magie comique.

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Pour les spectateurs en quête d’un film de Guy Ritchie, mais qui ont épuisé le catalogue prolifique du réalisateur (ou sont peut-être abonnés à la mauvaise plateforme de streaming), « Wildcat » devrait satisfaire cette envie. La question de savoir s’il vaut la peine d’être vu au cinéma est un autre sujet, et une question qui ne nécessitera pas de réponse dans de nombreux territoires. L’habitat naturel pour ce type de production est la visualisation à domicile, où les dialogues savoureux peuvent faire le gros du travail et où les explosions CGI à petit budget n’ont pas à faire face à l’examen du grand écran.

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