Le défenseur de l’environnement américain Paul Rosolie partage une question poignante d’une tribu amazonienne très isolée.
Fin janvier, nous avons relaté l’exploit de Paul Rosolie, naturaliste et aventurier américain.
Cet écologiste a consacré deux décennies à l’exploration de l’Amazonie, espérant rencontrer des tribus vivant en dehors du monde moderne. Son rêve s’est enfin réalisé.
Une première dans le monde
Ce défenseur de la nature a réussi à immortaliser des membres d’une tribu amazonienne très isolée. Connue sous le nom de Nomoles ou Mashco Piro, cette communauté autochtone a permis à Paul Rosolie d’accéder à son territoire.
« C’est une première mondiale. Personne n’avait jamais réalisé cela auparavant », a déclaré le spécialiste lors d’une interview.
Sur les clichés, on aperçoit des membres de la tribu sur une plage, observant Paul Rosolie et son équipe. Bien qu’ils soient équipés de leurs arcs, ils ne semblent pas avoir l’intention de les utiliser contre les visiteurs.
Malgré une atmosphère tendue, la situation se détend lorsque le groupe comprend que le chercheur n’a pas de mauvaises intentions.
« Ce sont des guerriers… ils semblaient prêts à se battre. Et soudain, ils sont devenus détendus et souriants », a commenté le spécialiste.
Une tribu isolée en péril
Dans une récente intervention sur le podcast Diary Of A CEO animé par Steven Bartlett, Paul Rosolie a partagé une révélation troublante. Il a expliqué que la tribu l’avait approché pour « identifier l’ennemi ».
D’après ses dires, cette communauté a récemment été confrontée à des conflits, étant « poursuivie par des trafiquants de drogue, des mineurs et des bûcherons ». Les membres de la tribu lui auraient alors posé de nombreuses questions et demandé de la nourriture.
« Ce jour-là, ils ont dit : ‘S’il vous plaît, donnez-nous de la nourriture. S’il vous plaît, donnez-nous de la corde’ », se souvient l’aventurier.
Ils ont également cherché à comprendre « comment différencier les méchants des gentils ? ». À cela, l’explorateur a demandé : « Que voulez-vous dire ? Qui sont les méchants ? ». Les Nomoles ont répondu : « Ceux qui nous tirent dessus ». Ils ont supplié Rosolie de « cesser de couper les arbres », car ceux-ci représentent leurs divinités. Pour eux, tous les étrangers peuvent représenter une menace.
Selon les chercheurs, il existerait encore près de 200 groupes similaires aux Nomoles. La majorité d’entre eux vit au cœur de la forêt amazonienne, au Brésil et au Pérou.
Ces communautés sont en danger en raison de la déforestation. En conséquence, elles se voient contraintes de s’aventurer dans le « monde extérieur » pour se procurer de la nourriture, ce qui pourrait les exposer à des germes inconnus et mettre leur survie en péril.
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À propos de l’auteur : Jenna Barabinot
Depuis un an et demi, je m’efforce de rédiger des articles de qualité tout en y ajoutant une touche d’humour. Mon domaine de prédilection ? Les récits d’animaux qui se terminent bien. Je suis également passionnée par les sujets de société qui me permettent d’affiner ma plume. J’apprécie aussi la rubrique « divertissement » car elle m’offre une échappatoire pétillante.
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Juliette Martin est journaliste spécialisée en politique internationale, avec une passion pour les relations diplomatiques et les questions géopolitiques.