Les Loups Viennent Toujours la Nuit : Un Doc-Drama Révèle le Coût Humain du Changement Climatique

La soumission australienne aux Oscars internationaux est le fruit d’une collaboration remarquable et enrichissante entre la réalisatrice Gabrielle Brady et un couple de bergers mongols.

Les effets du réchauffement climatique prennent un visage humain mémorable dans le documentaire-drama hybride intitulé « Les loups viennent toujours la nuit ». Dans ce deuxième « docu-feature » qu’elle a réalisé, la cinéaste australienne Gabrielle Brady (« L’île des fantômes affamés ») s’est associée à un couple mongol pour raconter leur douloureuse transition vers la ville, alors que leur vie de bergers nomades est bouleversée par l’impact dévastateur de la désertification. Après une longue tournée dans les festivals de films qui a commencé à Toronto en 2024, ce récit tendrement raconté, basé sur des événements reconstitués, a été choisi comme l’entrée australienne pour les Oscars internationaux de 2025 et revêt une valeur durable grâce à la manière inventive dont il présente une histoire à la fois intime et d’une urgence mondiale cruciale.

La fascinante genèse du film remonte à près de deux décennies, lorsque Brady a effectué un travail bénévole en Mongolie, où elle a vécu pendant 18 mois et s’est familiarisée avec des familles de bergers dans l’une des nations les moins peuplées au monde. À son retour, des années plus tard, elle a découvert que beaucoup de ces familles avaient perdu leur bétail et leurs moyens de subsistance à cause de catastrophes climatiques, et avaient été contraintes de se déplacer vers les périphéries de la capitale, Oulan-Bator. C’est dans ce contexte que Brady a établi un lien avec Davaasuren Dagvasuren (Davaa) et sa femme Otgonzaya Dashzeveg (Zaya), qui avaient quitté le désert avec leurs quatre enfants mais souhaitaient reconstituer leurs expériences pour la caméra de Brady.

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La collaboration étroite et le sentiment de but partagé (Davaa et Zaya sont crédités en tant que co-auteurs, et l’équipe du film est presque exclusivement mongole) se ressentent dans chaque image. Bien que magnifiquement photographié et soigneusement conçu sur le plan sonore, le film ne donne jamais l’impression d’un récit de voyage ou d’inviter le spectateur à un voyage exotique. Le film est traité sur un ton à la fois calme et puissant, avec une attention particulière aux grands et petits moments qui ont contraint une famille à abandonner son mode de vie choisi et à recommencer à zéro.