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Mort d’un antifasciste: la Grèce a son «Clément Méric»

Pavlos Fyssas, rappeur antifasciste de 34 ans, a été tué d’un coup de couteau dans la nuit de mardi à mercredi près d’Athènes après une bagarre. Le principal suspect est un membre du parti néo-nazi grec Aube dorée. Le parti nie cependant toute implication dans ce meurtre.

Austérité et néo-nazisme: les deux fléaux qui font trembler les Grecs

Des milliers de fonctionnaires grecs ont défilé mercredi 18 septembre dans les rues d’Athènes et de Salonique. Au milieu des slogans contre la réforme du secteur public voulue par la troïka, on entendait également les manifestants dénoncer le meurtre, la veille, d’un rappeur antifasciste tué par un membre du parti néo-nazi Aube dorée. Pour Alexia Kefalas, correspondante en Grèce pour de nombreux médias et auteure d’un livre sur la crise grecque, ces manifestations traduisent le profond malaise d’une société déjà exsangue.

«La Grèce de Samarás a besoin d’un pouvoir crédible»

Un an après l’entrée du parti d’extrême-droite « Aube dorée » au Parlement grec, la radicalisation de la vie politique, d’un côté comme de l’autre de l’échiquier, rappelle certaines périodes sombres de l’histoire de la République grecque depuis son indépendance, en 1830. Entretien avec Joëlle Dalègre, historienne spécialiste de la Grèce moderne et maître de conférence à l'INALCO.

Soulagement: les Grecs choisissent l’Europe

Sous la pression européenne, les Grecs ont fait le choix de la raison. Lors des élections législatives, dont les résultats sont tombés dans la nuit de dimanche à lundi 18 juin, la Nouvelle Démocratie du conservateur Antonis Samaras est arrivée de justesse en tête du scrutin. Celui-ci devra désormais négocier avec des nombreuses formations politiques afin de parvenir à la construction d’un gouvernement d’union nationale, une tâche difficile qui, en cas d’échec, conduirait à un troisième scrutin législatif.

La Grèce à l’heure des compromis

La Grèce est fustigée, de tous côtés, pour ses extravagances dépensières. Celles-ci l'ont menée à la crise, le pays est au bord de la faillite. Pourtant, estime James H. Barron, l'heure est aux compromis. Le mal est fait et il est impossible de revenir en arrière, clament les citoyens grecs, qui en veulent aux dirigeants les ayant conduit au bord du gouffre. Au lieu d'être accablés par des mesures d'austérité insupportables, les Grecs aimeraient être un peu plus soutenus dans leur gigantesque effort. Si leur clameur n'est pas entendue, leur frustration pourrait se traduire par un vote de colère à l'occasion des législatives anticipées du 17 juin. Point de vue.

Tsipras, Venizelos, Samaras: les Grecs hésitent

Les Grecs ont un choix crucial à faire. Et pour les représenter, trois hommes sortent du lot. A côté des représentants des partis politiques traditionnels, Antonis Samaras et Evangelos Venizelos, tous deux favorables au respect de la politique de rigueur exigée par l’Union européenne, un nouveau venu bouscule le jeu : le jeune Alexis Tsipras, la bête noire de la zone euro, celui qui veut abolir le Mémorandum et promet travail et hausse des salaires à des électeurs avides d’espoir.

Les législatives de la dernière chance

Le 17 juin, les Grecs vont de nouveau à élire leurs députés. L'enjeu, un choix entre deux destins radicalement différents pour leur pays. D’un côté, les partis traditionnels, partisans de poursuivre la politique de rigueur imposée par l’Europe et les créanciers internationaux; de l’autre, des extrêmes qui promettent relance économique et annulation du mémorandum. Derrière cette alternative, c'est l’appartenance de la Grèce à la zone euro qui apparaît également en jeu. L'incertitude est à son comble : à quatre jours du scrutin, aucune majorité ne semble émerger qui pourrait parvenir à la formation d’un gouvernement.Et pourtant, si c'était la dernière chance de la Grèce ?

L’austérité responsable de la montée de l’extrémisme

Confrontés à la crise de la dette, de plus en plus d'Européens préfèrent se tourner vers les extrêmes plutôt que d’offrir leurs voix aux partis républicains. Une radicalisation qui répond aux politiques d'austérité menées dans de nombreux pays.