Taron Egerton brille: ‘She Rides Shotgun’, un thriller captivant avec Ana Sophia Heger!

Un Thriller Captivant Avec Nick Rowland aux Commandes

Le réalisateur Nick Rowland dynamise un scénario bien connu en appuyant sur l’accélérateur dans un thriller palpitant, aussi riche en émotions qu’en actions spectaculaires.

Les termes comme « palpitant » et « angoissant » sont souvent utilisés à tort et à travers dans les critiques de films à suspense, mais ils conviennent parfaitement pour décrire « She Rides Shotgun ». Sous la direction de Nick Rowland (connu pour « Calm With Horses » et la série télévisée « Ripper Street »), ce drame indépendant exceptionnellement bien réalisé et rythmé vous capture dès le début et maintient une tension constante, même lors des rares moments de calme trompeur. Toutefois, c’est la relation père-fille au cœur du film qui en est le véritable moteur, enrichissant l’ensemble de profondeur émotionnelle.

L’histoire commence de manière inquiétante : Polly, âgée de 11 ans (jouée par Ana Sophia Heger), attend toujours que sa mère vienne la chercher à l’école, bien après le départ de ses camarades et enseignants. Lorsqu’une voiture finit par arriver, elle est loin d’être rassurée de voir que c’est son père éloigné, Nate (Taron Egerton), et non sa mère, qui est au volant. Alors qu’il l’invite à monter, on ne peut s’empêcher de redouter le pire, surtout après que Polly remarque que Nate a démarré la voiture avec un tournevis. Mais non, « She Rides Shotgun » réserve quelque chose de encore plus alarmant.

Populaire sur Revue Internationale

Polly apprend peu à peu, en même temps que le spectateur, que Nate, tout juste sorti de prison, est venu la chercher avant qu’elle ne soit capturée par les membres d’un gang aryen que Nate a « contrariés » (comme il le dit euphémiquement) pendant son incarcération. Les méchants ont fait passer le mot partout au Nouveau-Mexique : Nate et tous ses proches doivent être éliminés. La mère et le beau-père de Polly ont déjà été tués, et maintenant son père est déterminé à sauver sa fille, sinon lui-même, d’un grave danger.

Lire aussi :  Gavin & Stacey : Un final explosif avec près de 20 millions de téléspectateurs au Royaume-Uni !

Adaptant un roman de Jordan Harper, Rowland monte la tension avec habileté et assurance, faisant avancer l’intrigue et introduisant des personnages secondaires avec une rapidité et une précision qui ne les rendent jamais trop voyants.

Une apparition précoce et apparemment aléatoire d’un policier nommé John Park (Rob Yang), enquêtant sur le double homicide de la mère et du beau-père de Polly, prend tout son sens lorsque la fille, craignant initialement que Nate soit responsable des meurtres, s’échappe de la chambre d’hôtel miteuse où elle se cache avec son père et appelle la police. Les enjeux montent alors que Park poursuit également un cas apparemment sans lien, impliquant « le laboratoire de méthamphétamine ultime ».

Les affaires se révèlent étroitement liées, impliquant Houser (un John Carroll Lynch terrifiantement convaincant), un shérif corrompu et cruellement sadique qui gère l’opération de méthamphétamine avec des membres du gang aryen mentionné plus tôt.

Avant que la situation ne dégénère complètement dans le laboratoire de méthamphétamine isolé, Rowland — avec l’aide précieuse de l’éditrice Julie Monroe et du directeur de la photographie Wyatt Garfield — intensifie le quotient de frisson avec des scènes d’action aussi bien élaborées qu’intimes.

Et tout au long du film, l’investissement émotionnel dans la relation entre Nate et Polly est crucial. Que Nate change la couleur des cheveux de sa fille pour qu’elle évite d’être reconnue, ou qu’il lui apprenne à manier une batte de baseball pour dissuader des agresseurs plus grands, il reste sincèrement inquiet pour la sécurité de sa fille, une caractéristique qu’Egerton exprime avec conviction.

Lire aussi :  Abraham's Boys: Une histoire de Dracula: Critique d'un épilogue captivant mais lent pour le Némésis du Comte

Polly, endurcie par ses expériences, reste une enfant innocente en danger de mort. C’est un équilibre délicat que Heger réalise sans faute. Lorsqu’elle doit sacrifier son ours en peluche bien-aimé pour le bien commun, c’est absolument déchirant.

Il y a aussi des moments drôlement surprenants dans « She Rides Shotgun », découlant naturellement de la relation parfois méfiante, parfois chaleureuse, toujours crédible entre Egerton et Heger. Lors d’un hold-up dans une supérette qui tourne mal, Nate peine à retourner à leur voiture, où Polly, très inquiète, remarque : « Il t’a tiré dessus. »

« C’est vrai, » répond calmement Nate, minimisant la gravité de la situation. « Un peu. »

Mais pas de souci : il lui avait promis de lui prendre une barre Snickers pendant son crime. Et il l’a fait.

Articles similaires

Votez pour cet article

Laisser un commentaire