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Pour passer une nuit dans un hôtel suspendu à une falaise péruvienne, le youtubeur américain Kelly Wakasa a pris trois vols, grimpé pendant près de deux heures dans le vide et a dû faire ses besoins dans un sac. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne, il teste les Skylodge Adventure Suites, qu’il qualifie de « l’hôtel le plus dangereux du monde », situé dans la Vallée sacrée des Incas, près de Cusco.

Ce lieu n’est pas nouveau. Ouvert en 2013, il se compose de trois capsules transparentes fabriquées en aluminium et polycarbonate, pouvant accueillir jusqu’à huit personnes au total. Demotivateur en avait déjà parlé en 2017. Cependant, cette vidéo révèle des aspects que les brochures ne montrent pas : la montée, le froid, et surtout les conditions des toilettes.

15 heures de voyage avant de commencer l’escalade

Dès le départ, le youtubeur annonce la couleur : trois vols et environ 15 heures de trajet. Première escale en Équateur, puis direction le Pérou et enfin arrivée à Cusco, à environ 3 400 mètres d’altitude. Il admet qu’il se sent déjà essoufflé rien qu’en marchant.

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Ensuite, il doit encore parcourir une heure et demie en voiture jusqu’au pied de la falaise, en passant par des chemins encombrés de débris et de glissements de terrain. Étant en pleine saison des pluies, une averse commence juste au moment où il rencontre son guide, Diego, alors que le soleil se couche.

Deux heures d’ascension, un pont de câbles et des bras fatigués

Le parcours en via ferrata s’élève sur plus de 1 300 pieds, soit environ 400 mètres, que Kelly Wakasa compare à l’ascension d’un bâtiment de plus de 100 étages. Selon l’exploitant, Natura Vive, les grimpeurs sont reliés en permanence par deux mousquetons à un câble en acier, et aucune expérience préalable n’est requise. On estime que l’effort dure entre une heure et demie et deux heures.

Grimpeur sur via ferrata traversant un pont de câbles avec la paroi verticale
La via ferrata monte sur plusieurs centaines de mètres et comprend des sections de ponts de câbles.

Après environ 40 minutes, il atteint un pont qu’il décrit comme constitué de deux câbles assemblés. La montée devient alors plus difficile : la paroi devient presque verticale, ses bras commencent à trembler, et il désire arriver avant la tombée de la nuit. Il parvient finalement aux capsules après près de deux heures d’efforts.

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À l’intérieur de la capsule : un sac pour les toilettes et un talkie-walkie pour les urgences

Intérieur d'une capsule suspendue montrant lits compacts et équipement minimal
À l’intérieur des capsules: lits serrés, équipement basique et espace restreint.

Dans sa capsule, il trouve deux lits simples et un lit double. Il découvre également une tasse, un thermos, du thé, des cartes, des dominos et un talkie-walkie destiné à joindre le guide en cas d’urgence nocturne.

Vient ensuite la visite des toilettes, qui justifie le titre de cette aventure. Celles-ci ne disposent pas d’eau : il faut utiliser un sac puis le jeter dans un conduit, sans savoir où il finit, indique-t-il. Un urinoir est nettoyé avec un petit vaporisateur, et le lavabo ne contient qu’une faible quantité d’eau, si bien qu’il renonce à se laver les mains. Ce système s’apparente à des toilettes sèches, alimentées par énergie solaire selon plusieurs sites de voyage.

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Le dîner se déroule dans une autre capsule, la seule sans client, qui sert à la fois de restaurant et d’accueil. Il faut donc remonter sur la paroi, de nuit, pour y accéder. Au menu, un repas composé de quatre plats, dont une crème de potiron, des pommes de terre au poulet et du vin péruvien. Les guides transportent eux-mêmes les provisions : selon Diego, la capsule la plus récente a même été assemblée sur place, pièce par pièce, transportée dans des sacs à dos. En rentrant, avec le repas et le vin dans l’estomac, Kelly Wakasa admet que grimper dans le noir n’était probablement pas la meilleure idée, et il manque de laisser tomber sa caméra.

Une nuit glaciale, un réveil au-dessus des nuages et une descente en tyrolienne

La nuit est froide : pas de chauffage dans les capsules et peu d’isolation. Il ressent également la capsule bouger légèrement, suspendue à la roche par des câbles. À 6 h 30, le ciel est dégagé malgré la saison des pluies, et il se réveille au-dessus des nuages. Après deux cafés, il se permet ce qu’il appelle des toilettes avec vue, sous le regard de Diego.

Pour la descente, pas question de redescendre par la falaise : c’est en tyrolienne. La première ligne est la plus courte, et la suivante se révèle être la plus longue. Il la trouve plus effrayante que prévu, mais aussi très amusante. L’exploitant parle d’un circuit de sept câbles.

Concernant le budget, Natura Vive annonce un tarif d’environ 450 à 550 dollars par personne et par nuit, incluant le transport depuis Cusco, le guide, l’équipement, le dîner et le petit-déjeuner. La descente en tyrolienne est comprise.

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Source : Kelly Wakasa (YouTube) & Natura Vive