Les « Méchants » se transforment en gentils dans une suite plus touchante que hilarante, avant de prendre un tournant spectaculaire dans l’espace
Dans « Les Méchants 2 », nous retrouvons une animation pleine de tendresse centrée sur un groupe de cinq créatures — le charmant M. Loup (Sam Rockwell), le déjanté et robuste M. Serpent (Marc Maron), le péteur M. Piranha (Anthony Ramos), l’expert en déguisement M. Requin (Craig Robinson), et la cérébrale Mme Tarantule (Awkwafina) — célèbres pour leur réputation de vilains. Toutefois, ils s’avèrent être, au fond, assez sympathiques. Ils rappellent ces équipes de films avec un petit quelque chose d’extraordinaire, comme la troupe des « Gardiens de la Galaxie » ou les animaux évadés de « Madagascar ». Ils sont les « méchants » à la manière de Gru dans les films « Moi, moche et méchant » — un fauteur de troubles notoire qui, en réalité, essaie juste de bien faire à sa manière.
Trois ans après le premier film « Les Méchants », qui a été un grand succès d’animation pendant la pandémie, notre bande de héros rebelles a fait de la prison et s’est rangée, devenant officiellement des gentils. Cela donne à la première moitié du film un ton excessivement doux et inoffensif. Sam Rockwell, prêtant sa voix au M. Loup bien habillé en blanc, apporte sa personnalité d’innocent excentrique au personnage, si bien que malgré ses yeux jaunes et ses dents brillantes (censé être le grand méchant loup), chaque réplique dégage une convivialité et une accessibilité surprenantes. Ce type est un chef criminel ? Seulement dans une aventure destinée au jeune public du monde de l’animation.
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Cependant, si vous vous laissez emporter par cet esprit de candeur espiègle, « Les Méchants 2 » dégage un charme sain et légèrement malicieux. Le film a véritablement un méchant, et on ressent le mordant royal de sa méchanceté — il s’agit d’une voleuse connue sous le nom de Bandit Fantôme, qui est rapidement démasquée comme étant Kitty Kat (Danielle Brooks), un léopard des neiges qui dirige un trio appelé les Bad Girls (incluant Maria Bakalova dans le rôle de Pigtail Petrova, un sanglier avec un anneau nasal et un sens littéral des choses typiquement russe). Elles détournent la fusée Moon X et la lancent dans l’espace, initiant un plan de vol audacieux qui active l’aimant le plus puissant du monde.
Ce n’est qu’à la moitié du film que la fusée décolle, moment où nos héros tentent de monter à bord en volant à côté… sur un hélicoptère. Ils sautent sur la surface de la fusée en accélération, même si elle se débarrasse de ses étages. Je dois avouer que cette séquence m’a stupéfié, car jusqu’à ce moment, je pensais que « Les Méchants 2 » était doux et mignon, sans plus, et soudain, nous voyons des personnages animés agir comme s’ils étaient au milieu de leur propre cascade à la Tom Cruise.
Le film, dirigé par le réalisateur français Pierre Perifel (cette fois co-réalisé avec JP Sans, responsable de l’animation des personnages dans le premier « Les Méchants »), prend vie en tant que film d’action spatial. Ce monde fantaisiste et logistiquement précis est basé sur la série de romans graphiques pour jeunes lecteurs de l’auteur australien Aaron Blabey. « Les Méchants 2 » se transforme en un film d’action spatial, et c’est là qu’il prend vraiment son envol. Marc Maron prête à nouveau sa voix au rusé M. Serpent, qui a tenté de se réinventer en fanatique de yoga et de kombucha; il quitte chaque scène avec un californien « Bye-eeee, » qui m’a fait sourire à chaque fois. Dans cette séquence spatiale, les flatulences de M. Piranha deviennent incontrôlables, alimentant des perspectives de mort en apesanteur que Stanley Kubrick n’aurait jamais imaginées.
En tant que comédie pour enfants, « Les Méchants 2 » est plus attendrissant qu’hilarant. Mais il s’inscrit dans une tendance de l’animation qui, je pense, commence tout juste à décoller. Le film s’achève sur une séquence climatique qui possède l’ADN de James Bond et des bandes dessinées, alors que nos héros tournoient dans l’espace et que l’ultra-aimant de Kitty Kat attire tous les objets en or de la Terre ci-dessous. C’est une manœuvre visuellement super-cool, et elle propulse la franchise « Les Méchants » vers un nouveau niveau spectaculaire. À la fin, le film ne se contente pas de préparer une autre suite de manière standard. Il a reconfiguré l’identité de nos héros, les enchevêtrant, même à ce niveau adapté aux enfants, dans les rouages du divertissement pour adultes.
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Marc Lefebvre est un économiste et journaliste, expert en macroéconomie et marchés financiers mondiaux.