En Suisse, un passager en situation de handicap a été empêché d’embarquer à cause de son fauteuil roulant. Il dénonce aujourd’hui une forme de discrimination.

André Pfister est très en colère. Récemment, cet Allemand de 65 ans a vécu une expérience qu’il aurait préféré éviter.

Le jour de l’incident, vers 8h30, il devait prendre un vol à destination de Venise, en Italie, pour participer à une croisière méditerranéenne prévue le 18 avril prochain. Cependant, les choses ne se sont pas déroulées comme il l’avait espéré.

Au moment de l’embarquement, cet homme en situation de handicap s’est vu refuser l’accès à l’avion par le personnel de la compagnie Swiss. La raison évoquée : son fauteuil roulant, jugé intransportable en raison de ses dimensions, selon le journal suisse Blick.

« Une réaction honteuse et discriminatoire »

Face à l’incompréhension d’André Pfister, les agents lui ont expliqué que son fauteuil roulant était trop élevé une fois replié, rendant la trappe de l’avion trop étroite pour qu’il puisse passer en position verticale.

D’après les informations, l’Airbus A220-300 concerné possède une trappe de chargement mesurant 83 cm de hauteur et 118 cm de largeur, ce qui est inférieur aux 90 cm requis pour son fauteuil roulant.

André Pfister a essayé de plier son fauteuil roulant afin de le faire entrer dans la soute, mais sa proposition a été refusée par la compagnie aérienne.

« J’ai déjà voyagé plusieurs fois avec Swiss sans aucune difficulté. Je trouve cette réaction plus que honteuse et discriminatoire », a-t-il déclaré.

La compagnie aérienne parle d’un « malentendu »

À la suite de cet incident, la compagnie aérienne a admis qu’il y avait eu un dysfonctionnement et a mentionné un « malentendu ».

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« Monsieur Pfister a d’abord été informé que son fauteuil roulant ne pouvait pas être transporté en raison de ses dimensions. Après vérification, cela s’est avéré incorrect. Nous aurions pu le charger en position couchée », a précisé Anja Beeler, la porte-parole de la compagnie.

De plus, elle a ajouté que le client avait annulé son vol par l’intermédiaire de son agence de voyage. Suite à cette situation, Swiss a procédé à un « remboursement intégral » et a proposé une « compensation supplémentaire ».

André Pfister a cependant déclaré que la compensation consistait simplement en un bon de repas d’environ une centaine d’euros. Bien que Swiss souhaite tirer des leçons de cet incident, lui ne souhaite plus voyager avec cette compagnie.

Fort heureusement, il prévoit de se rendre à Venise en voiture pour ne pas manquer sa croisière.