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2014-2019, un nouvel espoir pour l’Union européenne?

Au creux d’une crise du projet européen se portant à la fois sur les domaines sociaux, politiques et économiques, les élections européennes de mai dernier ont réaffirmé le désintérêt des citoyens pour un système institutionnel ayant du mal à rendre compte de ses avancées législatives. Avec seulement 42.54% de participation, celles-ci ont permis au groupe eurosceptique ECR (European Conservatives and Reformists), désormais présidé par le Tory Syed Kamall, de devenir le troisième parti du Parlement européen. Le groupe ADLE (libéraux) se voyant ainsi relégué en quatrième place. Des institutions plus démocratiques Le projet européen est donc bien en crise, mais cette crise est l’opportunité d’identifier ses défauts pour y remédier. D’autant plus que le tableau n’est pas complètement noir. Le système des […]

Déroute du PS aux européennes: le gouvernement doit-il changer de cap?

Entretien avec Christian Delporte, historien et spécialiste de la communication politique. Le Premier ministre Manuel Valls a estimé dimanche 25 mai que les premiers résultats des européennes représentaient « un choc, un séisme » ; la France et l'Europe traversant selon lui un « moment grave ». S’il a pointé du doigt un « score médiocre des partis de gouvernement, tout particulièrement de la majorité et de la gauche », le chef du gouvernement n’a envisagé aucun changement de cap.

Européennes: le FN, premier parti de France? Pas vraiment…

Entretien avec Christian Delporte, historien et spécialiste de la communication politique. Au lendemain des élection européennes, le constat est sans appel : le Front national est le grand gagnant de ce scrutin avec 25 % des suffrages exprimés. Marine Le Pen se vante d’avoir fait du FN « le premier parti de France », mais cela correspond-il à une réalité politique ?

Après le 25-Mai, la France affaiblie…

Parler de « tsunami » ou de « séisme » comme en Une du Figaro, conférer au FN le rang de « Premier parti de France », c’est reprendre les éléments de langage privilégiés par Marine Le Pen et ses acolytes, c’est faire le jeu du Front National. Les digues ont cédé… Le 25 mai 2014 est déjà entré dans l’histoire comme le jour où, pour la première fois, le Front National est arrivé en tête d’une élection nationale en France, comme le jour où un quart de la moitié des citoyens français, ceux qui se sont déplacés pour voter, ont fait le choix du Front National… A la différence d’un certain 21-Avril, nous avions été prévenus. Au-delà même des sondages, les signes avant-coureurs s’étaient accumulés, […]

EN DIRECT – Élections européennes: les réactions à la victoire du FN

En passant de 6,34% à plus de 25% entre 2009 et et 2014, le Front national est indéniablement le grand vainqueur des élections européennes du dimanche 25 mai. Un événement politique qui ne laisse pas la classe politique indifférente. Réactions.

Avec son plaidoyer européen, Nicolas Sarkozy s’est-il trop exposé?

Entretien avec Jean-Luc Mano, spécialiste de la vie politique française, journaliste et conseil en communication. Dans cette tribune sur l'Europe, publiée simultanément, ce jeudi 22 mai, dans Le Point et le quotidien allemand Die Welt, l’ancien président analyse la situation actuelle et expose ses propositions pour l'Union européenne, source d’ « exaspération » et de « colères » chez les Français, « exaspération » et « colères » qu’il dit comprendre. Ce n'est pas la première fois que l'ancien président de la République intervient dans le débat politique depuis son départ de l'Élysée en mai 2012. Déjà, il s'était exprimé avant les élections municipales. Pourtant, à trois jours d'un scrutin européen qui s'annonce difficile pour les partis de gouvernement, Nicolas Sarkozy n'a-t-il pas pris un risque politique qui pourrait se retourner contre lui ?

À Budapest: Máté Hajba décrypte la montée du Jobbik en Hongrie

Étudiant en droit, Máté Hajba, 25 ans, s'est spécialisé sur l'antisémitisme et la percée de l'extrême droite en Hongrie. A quelques jours des élections européennes, il revient sur la stratégie du parti néo-nazi Jobbik pour gagner des voix chez les jeunes Hongrois, déçus de la politique menée par les partis traditionnels.

Avec Bogdan: avoir 20 ans en Roumanie aujourd’hui

Bogdan, 21 ans, vient de finir ses études de sciences politiques à l'université de Bucarest, et cherche désormais un travail. Rencontré pendant un voyage en train, le jeune homme partage sa vision de la Roumanie d'aujourd'hui, et sa réflexion sur la difficile transition démocratique du pays.