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À une époque, Lucy Richardson et son époux Paul dépensaient plus de 3 500 livres par mois, ce qui équivaut à environ 4 000 euros, uniquement pour la garde de leurs plus jeunes enfants. Avec deux salaires à temps plein, une maison à Cambridge, une entreprise, et trois enfants, ils avaient l’impression de ne jamais s’en sortir. À la fin de l’année 2023, ce couple britannique a décidé de tout quitter pour s’installer à Bali, en Indonésie.

Près de trois ans plus tard, cette mère a partagé son expérience dans une vidéo sur TikTok, diffusée fin juillet 2026 par le magazine britannique OK!. Son exemple favori pour illustrer sa nouvelle existence concerne le coût de l’essence : faire le plein de son scooter lui coûte 4 livres, soit environ 4,60 euros, et cela lui permet de rouler pendant deux semaines.

« Deux parents travaillant à plein temps, ce n’était pas suffisant »

Dans sa vidéo, Lucy Richardson ne cache pas les raisons qui les ont amenés à prendre cette décision. Selon elle, le coût de la vie au Royaume-Uni était devenu insoutenable, et leurs deux emplois ne suffisaient plus à maintenir leur niveau de vie.

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Parents travaillant tard à la maison, fatigués et préoccupés
Deux parents à plein temps décrivent une routine épuisante qui les a poussés à partir.

« Notre vie a défiler devant nos yeux. En particulier l’enfance de nos enfants. Je me suis dit : je ne vais pas pouvoir voir mes enfants grandir, car je serai trop occupée à travailler pour subvenir à leurs besoins. »

Elle décrit une routine où le couple avait le sentiment de « survivre » plutôt que de réellement vivre. Après avoir payé les factures, il ne leur restait qu’une somme dérisoire pour se faire plaisir. Lorsque l’argent venait à manquer, la famille devait souvent avoir recours à la carte de crédit, les plongeant ainsi dans un cycle de dettes. Lucy Richardson envisageait déjà l’avenir : des années à rester coincée dans cette spirale, avec une vraie vie repoussée à la retraite, risquant d’être trop « malade ou trop vieux » pour en profiter alors.

Dans un premier témoignage donné à la presse britannique quelques mois après leur arrivée, elle confiait avoir travaillé durant toute sa vingtaine, absorbée par le crédit immobilier, la maison et la voiture. Son mari Paul, maçon de profession, avait lui-même construit leur maison à Cambridge pendant quatre ans. Le déclic est survenu lorsque leur fille aînée, Amaya, devait entrer à l’école : le couple ne souhaitait pas que ses enfants soient soumis au système scolaire britannique.

Une maison en location saisonnière et des frais divisés par quatre

Le départ n’a pas été improvisé. D’après son premier récit, la famille a consacré une année à la préparation de leur projet. Au lieu de vendre leur maison, les Richardson l’ont transformée en location sur Airbnb, ce qui leur garantit un revenu depuis l’Indonésie. Lucy a également monétisé leur compte TikTok et continue de percevoir des revenus de son institut de beauté resté en Angleterre, tandis que Paul s’est lancé dans le trading en ligne.

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Maison en location saisonnière à Bali avec terrasse et palmiers
La maison de Cambridge transformée en location a financé leur départ pour Bali.

À l’époque, la mère de famille expliquait les comparaisons qui ont convaincu le couple. En Angleterre, leurs dépenses mensuelles atteignaient facilement 3 000 à 4 000 livres (entre 3 500 et 4 600 euros environ), et chaque visite au supermarché dépassait les 300 livres. À Bali, elle estimait ces mêmes dépenses, y compris la nourriture, les sorties et le bien-être, à environ 1 000 livres par mois. Un massage coûtait 5 livres, et le linge de toute la famille était lavé, repassé et plié pour 1,70 livre, soit à peine 2 euros.

Cependant, tout n’est pas bon marché. Le même témoignage précisait que la famille payait alors 2 000 livres par mois, soit environ 2 300 euros, pour un appartement de deux chambres, un loyer que Lucy présentait comme une dépense initiale. Leur installation dépendait donc également de revenus venant du Royaume-Uni, ce que les versions les plus récentes de leur histoire mentionnent rarement.

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Dengue, « Bali belly » et essence à prix fixe

Les débuts n’ont pas été faciles. Quelques jours seulement après leur arrivée, Lucy a contracté la dengue. Cette maladie tropicale l’a clouée au lit pendant trois semaines, nécessitant une perfusion. Les enfants ont également souffert de troubles digestifs, appelés « Bali belly » par les voyageurs, avec au moins un membre de la famille malade chaque semaine au début. La chaleur humide a demandé un réel temps d’adaptation.

Le prix du carburant qui l’étonne aujourd’hui s’explique en partie par la politique indonésienne. L’essence la plus courante, la Pertalite, est subventionnée par l’État : son prix est fixé à 10 000 roupies le litre, y compris à Bali, et n’a pas varié depuis le début de l’année 2026, selon les tarifs de Pertamina relayés par la presse indonésienne. Les carburants de meilleure qualité, en revanche, suivent les fluctuations du marché du pétrole et ont nettement augmenté au printemps.

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Les Richardson ne sont pas les premiers Britanniques à tenter cette aventure. Une autre famille a vendu sa maison pour s’installer à Bali avec ses trois enfants dans une villa avec piscine, tandis que d’autres parents, accablés par des frais de garde de 3 100 euros par mois, ont choisi la Malaisie.

Pour Lucy Richardson, le bilan est sans appel. Elle affirme ne plus avoir à courir entre deux journées de travail et peut enfin profiter de l’enfance de ses enfants. Sous sa vidéo, de nombreux internautes l’ont félicitée. Un père de famille de cinq enfants y a confié se considérer comme un « travailleur pauvre », travaillant sans rien avoir à montrer une fois les impôts et les factures payés.