Ce film, réalisé par des vétérans de Pixar, ressemble à « Vice-Versa » mais sans l’ingéniosité qui le caractérise.
“Dans Tes Rêves” a été conçu pour Netflix par une équipe d’artistes ayant travaillé chez Pixar (le réalisateur, Alex Woo, a été artiste de storyboard sur des films tels que “Ratatouille”, “WALL-E” et “Les Indestructibles 2”). Ce long-métrage d’animation évoque sans cesse d’autres films animés (pas tous de Pixar), ce qui, même si vous appréciez ces films, n’est pas nécessairement un bon signe. “Dans Tes Rêves” est construit autour de grandes masses tourbillonnantes d’énergie visuelle, mais il semble très dérivé dans son essence.
Stevie (doublée par Jolie Hoang-Rappaport), une jeune fille de 12 ans très vive, se rend compte que ses parents pourraient se séparer. Ils formaient autrefois un duo musical local appelé Hypsonics, mais sa mère (Crisin Milioti) souhaite maintenant déménager à Duluth pour devenir professeure adjointe, tandis que son père (Simu Liu), un paresseux en surpoids, préfère rester là, à perdre son temps avec l’album qu’il ne terminera jamais. (Étant donné qu’ils ont des difficultés financières, il n’y a pas vraiment deux côtés à ce conflit.) Comment Stevie, qui partage une chambre avec son petit frère insupportable, Elliot (Elias Janssen), parviendra-t-elle à maintenir l’unité familiale ?
Populaire sur Revue Internationale
En s’échappant dans un monde de rêves, qui semble originellement fantastique mais qui, au fond, n’est qu’une copie de “Vice-Versa”, avec des tourments d’adolescents cherchant à se résoudre dans un cosmos alternatif somptueux. La manière dont la peluche girafe d’Elliot, Baloney Tony, prend vie grâce à la voix rapide et malicieuse de Craig Robinson rappelle la manière dont Eddie Murphy interprète l’Âne dans les films “Shrek”. De plus, le fait que Stevie et Elliot se déplacent sur un lit possédé semble tout droit sorti du film Disney de 1971, “Mary Poppins et la baguette magique”. Et puis, il y a le Sandman, une sorte de Magicien d’Oz des dunes cosmiques, doublé par le britannique Omid Djalili, qui ressemble à Jude Law jouant le rôle du Père Noël.
Stevie et Elliot découvrent qu’ils peuvent être dans le même rêve en même temps. Alors qu’ils plongent d’un rêve à l’autre, le film propose une série de scènes flamboyantes, dont la plupart n’ont pas de but narratif en dehors de leur dimension visuelle éblouissante. Les enfants sont d’abord projetés dans un monde de château en carton habité par des aliments vivants et parlants (beignets, fraises, avocats, pain perdu, œufs durs), qui, quelques minutes plus tard, deviennent moisis et menaçants. Et c’est ainsi que se passent la plupart de ces rêves ; ils se transforment en cauchemars, qui s’éteignent dès que Stevie et Elliot se réveillent. “Pourquoi me suis-je réveillée quand tu t’es réveillé ?” demande Stevie. Pourquoi ? Parce que ce sont les règles arbitraires du film dans lequel ils se trouvent. À un moment donné, il y a un montage de mauvais rêves, sur fond de (inévitable morceau musical #1) “Sweet Dreams (Are Made of This)”, et c’est à ce moment-là que le public réalise qu’aucune de ces expériences n’affecte réellement la vie éveillée des personnages, alors quelle importance cela a-t-il vraiment ?
On sait d’emblée que le Sandman, annoncé par (inévitable morceau musical #2) “Enter Sandman” de Metallica, va s’avérer moins sympathique qu’il n’y paraît. Mais ce qu’il représente est problématique. “Je veux que tout le monde soit heureux”, déclare-t-il, ressemblant à l’esprit d’une grande pharmacie psychotrope. Et quand il finit par placer Stevie et Elliot dans un rêve qui guérira la séparation de leurs parents et rendra la vie de tout le monde parfaite à nouveau, c’est là le problème : ce n’est qu’un rêve. Veulent-ils vivre dans une illusion réconfortante ? Cela aurait probablement dû être le fondement du film plutôt qu’un simple stratagème. “Dans Tes Rêves”, sans les crédits de fin, dure seulement 77 minutes, et il regorge d’un grand nombre de scènes de rêve frénétiques, mais j’aurais souhaité qu’il y ait une plus grande profondeur imaginative. C’est comme la surface d’un film Pixar sans le moteur d’ingéniosité.
Articles similaires
- The Sandman 2: Date de sortie révélée, en deux parties !
- SNL ce soir? Découvrez le prochain hôte!
- Triomphe historique pour l’animation indie : ‘Flow’ décroche un Golden Globe !
- Amour infini: Un père en larmes suite au doux message de sa fille de 3 ans!
- Critique « Ebony and Ivory »: Deux légendes de la pop échouent là où vous n’attendiez pas!

Marc Lefebvre est un économiste et journaliste, expert en macroéconomie et marchés financiers mondiaux.